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Conservation des bécasseaux maubèches
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Appuyé par WCS International |
New Jersey Dept. of Fish and Wildlife |
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Partenaires |
Musée royal de l’Ontario |
Service canadien de la faune |
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Chaque année, des bandes de bécasseaux maubèches – des oiseaux de rivage de la taille d’un rouge-gorge – quittent Tierra del Fuego, en Argentine, et entreprennent l’une des migrations les plus longues de tout animal en direction de leurs aires de reproduction au Nunavut, dans l’Extrême-Arctique canadien. En route vers leur destination nordique, les bécasseaux maubèches s’arrêtent à Delaware Bay pour profiter de la frai annuelle du limule, dont les œufs assurent la subsistance des oiseaux avant qu’ils n’entreprennent la dernière étape de leur voyage vers l’Arctique. Delaware Bay est le seul endroit dans l’hémisphère occidental où la densité des limules en frai est suffisante pour alimenter ces oiseaux pendant leur migration.
L’intensification de la récolte commerciale des limules s’est traduite par une réduction de l’ordre de 80 pour cent du nombre d’œufs à Delaware Bay, du côté du New Jersey. Les conservationnistes soupçonnent fortement que la diminution de l’approvisionnement alimentaire nuit à la productivité de reproduction des bécasseaux maubèches. Afin d’évaluer les répercussions du déclin des populations de limules sur les bécasseaux maubèches, Larry Niles du New Jersey Department of Fish and Game (ministère des Pêches et de la Chasse du New Jersey) suit des oiseaux individuels jusqu’à leur site de nidification arctique comme première mesure de protection de ces oiseaux tout le long de leur longue route de migration. Grâce à l’apport financier de WCS, de petits radioémetteurs ont pu être installés sur quelque 100 bécasseaux maubèches afin de localiser leurs aires de reproduction dans l’Arctique canadien.
Les données recueillies sur le rendement de reproduction des bécasseaux maubèches ont servi à mettre en application des normes plus rigoureuses concernant la récolte de limules sur la côte est des États-Unis. Niles et d’autres chercheurs mesurent également l’impact des petites oies blanches sur les aires de reproduction des bécasseaux maubèches. Ils soupçonnent que les petites oies blanches, dont les nombres dans l’Arctique ont augmenté de quelques milliers dans les années 1960 à 80 000 au cours des dernières années, surpeuplent la toundra qui sert d’aire de reproduction aux bécasseaux maubèches.
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